Général Iron Joh
«Le regard tourné vers le continent»
Les origines :
Bien avant le Grand Brasier, alors que Caldrion connaissait encore la prospérité, Iron Joh regardait déjà au-delà de ses rivages.
Parmi les Architectes, il était connu pour son tempérament belliqueux et ses ambitions que beaucoup jugeaient démesurées.
Là où ses semblables voyaient dans Caldrion l’aboutissement de plusieurs générations de bâtisseurs, Joh considérait l’île comme une étape.
La cité grandissait, ses quartiers s’étendaient et ses manufactures ne cessaient de produire, mais son territoire, lui, demeurait immuable.
Un jour viendrait où Caldrion deviendrait trop étroite pour ceux qui l’habitaient.
Joh se rêvait en explorateur, comme ses ancêtres qui avaient autrefois quittée le continent pour Caldrion.
Il ne souhaitait pas découvrir un nouveau point sur une carte, mais établir une nouvelle colonie, crée une nouvelle cite de lumière plus proche de son idéal.
Les automates pourraient préparer les terres et bâtir les premières structures, tandis que la maîtrise des nouvelles armes à vapeur permettrait aux colons de s’établir sans craindre les dangers qui les attendaient au-delà des mers.
Pour Joh, Caldrion possédait déjà les moyens d’exporter son modèle. Seule la volonté manquait.
Ses idées divisaient les Architectes, Caldrion avait été fondé pour être un joyau unique qui regrouperait les idées les plus avant-gardistes.
Quelque uns acceptaient l’idée d’explorer les terres inconnue, mais aucun ne partageaient son désir de s’y installer durablement.
Joh ne parlait pas d’une simple expédition, il imaginait déjà des fortifications, des ateliers, des routes et, derrière eux, une puissance capable de défendre cette nouvelle terre.
Il ne voulait pas envoyer quelques hommes planter un drapeau sur une terre lointaine avant de revenir raconter ce qu’ils avaient vu.
Il voulait que ceux qui traverseraient la mer soient les premiers habitants d’une cité nouvelle.
Son plan il le commença donc seul, puis rapidement il réussit à rallier des hommes à sa vision.
Il les prépara à un futur dur et hostile ou seule une volonté de fer permettrai de survive.
En parallèle il essayait d’accumuler des armes, des vivres tous ce qu’il lui serait utiles pour son projet. Il voulait avancer quitte à le faire sans l’accord des autres architectes et les mettre devant le fait accompli.
Le Grand Brasier mit brutalement fin à ces projets.
Une partie des connaissances nécessaires disparut avec la Grande Bibliothèque, tandis que l’éveil des automates priva Joh de l’un des piliers sur lesquels reposait son ambition.
Pourtant, loin de renoncer, il vit dans la catastrophe une raison supplémentaire de poursuivre son projet.
Caldrion venait de démontrer sa fragilité : tout un peuple ne pouvait éternellement confier son avenir à une seule île.
Dans les cendres encore chaude du Grand Brasier, Iron Joh participa à la fondation de l’Iron Dominion. Le groupe qu’il avait commencé de constituer lui donna un nouveau statut.
Il est passé d’architecte isoler à Général de l’Iron Dominion.
Depuis, son ambition demeure inchangée.
Joh veut faire de l’Iron Dominion une puissance suffisamment forte pour survivre, se développer et, un jour, traverser la mer.
Chaque forge remise en activité, chaque technologie retrouvée et chaque combattant recruté le rapproche de ce moment.
Il ne cherche pas seulement à bâtir une armée, il prépare les fondations de ce qui pourrait devenir un nouvel ordre.
Mais Joh sait également que l’Iron Dominion n’est pas encore prêt.
Le Grand Brasier a détruit trop de choses, et la guerre qui déchire désormais Caldrion engloutit des ressources qui auraient autrefois pu être consacrées à son projet.
Avant de songer au départ, l’Iron Dominion doit devenir autonome, retrouver les connaissances perdues et disposer d’une force suffisamment importante pour protéger ceux qui traverseront un jour la mer.
Iron Joh ne se précipite pas, il construit patiemment la puissance dont son ambition aura besoin.
Joh se servie de ces premiers adepte pour créer le corps des Hurlefers qui occupent une place centrale dans cette vision.
Joh apprécie leur brutalité, leur endurance et leur capacité à poursuivre le combat lorsque les autres lignes commencent à céder.
Il voit en eux les guerriers capables d’ouvrir la voie lorsque viendra enfin le temps du départ.
Cette proximité n’est pas seulement doctrinale, le Général combat régulièrement à leurs côtés et partage leur goût pour l’affrontement direct.
Il manie pour cela deux imposantes haches façonnées spécialement pour lui par les meilleurs forgerons de l’Iron Dominion.
Leur conception a été pensée pour sa manière de combattre, faite d’assauts incessants et de frappes successives.
Lorsque Joh mène les Hurlefers, il ne commande pas leur charge depuis l’arrière, il avance au milieu d’eux, là où le fracas du métal et de la vapeur couvre jusqu’aux ordres de bataille.
Aujourd’hui, deux noms reviennent plus que tous les autres dans les ordres du Général : Équinoxe et le Murmurateur.
Joh les considère comme des objectifs prioritaires et mobilise une partie de ses forces pour retrouver leur trace. Ce qu’il espère obtenir d’eux demeure connu de lui seul, mais suffisamment important pour détourner certains de ses meilleurs combattants de leurs missions habituelles.
Pendant ce temps, les forges continuent de brûler, les Hurlefers s’entraînent et les rangs de l’Iron Dominion grossissent.
Le Général Iron Joh sait que son projet ne se réalisera ni demain ni dans quelques semaines.
Peu lui importe, sa volonté de fer lui donne la patience d’attendre encore le temps nécessaire pour disposer de la force capable de s’y établir.
Beaucoup pensent que le Général Iron Joh rassemble une armée pour conquérir Caldrion.
Ils se trompent.
Depuis le commencement, son regard porte bien plus loin que les rivages de l’île.